La Bourse est le lieu où s'échangent les titres financiers, actions, obligations, produits dérivés. Cette page en décrit le fonctionnement et l'histoire française ; elle ne constitue pas un conseil en investissement.
La Bourse de Paris est la principale place financière française. Elle est aujourd'hui mieux connue sous le nom d'Euronext Paris, à la suite du rapprochement des Bourses de Paris, Bruxelles et Amsterdam en 2000, puis de la fusion avec le New York Stock Exchange.
Euronext est le premier marché européen intégré pour la négociation d'actions, d'obligations et de produits dérivés, et regroupe aujourd'hui plusieurs places du continent.
L'indice de référence de la place parisienne est le CAC 40, qui rassemble quarante sociétés choisies parmi les cent plus importantes cotées à Paris, selon leur capitalisation et leur liquidité. On y trouve des noms comme Danone, Carrefour ou L'Oréal.
Un point souvent ignoré : le CAC 40 usuellement cité est un indice de prix, qui ne tient pas compte des dividendes versés. Le CAC 40 dividendes réinvestis, beaucoup moins commenté, donne une image bien plus juste de ce qu'a rapporté un placement en actions françaises.
Les activités d'échange de valeurs ont occupé plusieurs lieux de la géographie parisienne : la rue Quincampoix, la rue Vivienne près du Palais Royal, ou les abords de l'Opéra Garnier.
Au début du dix-neuvième siècle, la Bourse s'établit au Palais Brongniart, édifice construit par l'architecte Alexandre-Théodore Brongniart, qui reste l'image que beaucoup en gardent.
À partir de la seconde moitié du dix-neuvième siècle, la Bourse est gérée par la Compagnie des agents de change, dirigée par un conseil syndical élu. Ce monopole des agents de change disparaît dans les années 1980 avec la réforme des marchés.
La corbeille, la criée, s'éteint définitivement avec l'informatisation : depuis, tout se négocie électroniquement, et le Palais Brongniart n'accueille plus de cotation.
Le marché fonctionne par confrontation d'un carnet d'ordres : les acheteurs indiquent le prix maximal qu'ils acceptent, les vendeurs le prix minimal. Une transaction a lieu lorsque les deux se rencontrent.
Le cours n'est donc pas la valeur de l'entreprise : c'est le prix auquel la dernière transaction s'est faite. Il reflète autant les anticipations des intervenants que la réalité comptable.
La séance s'ouvre et se ferme par une phase de fixing, où les ordres s'accumulent avant d'être exécutés à un prix unique. Ces deux moments concentrent une part importante des volumes.
L'entreprise de marché organise la cotation. Les intermédiaires, banques, courtiers, transmettent les ordres. Le dépositaire central assure la conservation des titres.
L'Autorité des marchés financiers supervise l'ensemble : elle agrée les professionnels, contrôle l'information donnée aux investisseurs, et sanctionne les manquements, notamment les délits d'initié et les manipulations de cours.
Les sociétés cotées sont tenues à une information périodique et permanente : comptes annuels et semestriels, communication immédiate de toute information susceptible d'influencer le cours.
Trois faits sont solidement établis par la recherche financière, et ils sont rarement mis en avant.
Le risque et le rendement vont ensemble : il n'existe pas de placement à la fois sûr, liquide et très rémunérateur.
La diversification réduit le risque sans réduire le rendement attendu : c'est la seule chose qui s'obtienne gratuitement sur les marchés.
Et les frais sont le seul élément certain de la performance future. Sur plusieurs décennies, un écart d'un point de frais annuels change considérablement le résultat.
À l'inverse, deux idées répandues résistent mal aux données : que l'on peut anticiper les mouvements de marché à court terme, et que les performances passées d'un gérant prédisent les suivantes.
Le compte-titres ordinaire est le plus souple, sans plafond ni contrainte, et le moins avantageux fiscalement.
Le plan d'épargne en actions est réservé aux titres européens, avec un plafond de versement et une fiscalité allégée après cinq ans de détention.
L'assurance-vie permet d'accéder aux marchés via des unités de compte, avec un cadre fiscal et successoral propre, et des frais de gestion à examiner attentivement.
Le choix dépend de l'horizon, du montant et de la situation personnelle : il se discute avec un professionnel, et cette page ne s'y substitue pas.